Oui, je reste optimiste et je dis « au revoir » plutôt que « adieu ». Parce que le mot adieu est trop dur, trop lourd, trop triste. Peut-être qu'on ne se reverra jamais, peut-être qu'on ne se reparlera jamais, mais ce mot-là je ne le dirais que lors d'un décès. Même si il y a très peu de chance pour qu'on reste amis, je m'en fiche, car ces années collège-lycée ont été les plus belles que j'ai connu. J'ai fais tellement de rencontres magnifiques, j'ai découverts ou redécouverts tellement de personnes! Des personnes qui ont fais de ma vie un véritable enchantement. Comme tout le monde j'ai connu des hauts et des bas, mais dans l'ensemble les hauts étaient plus forts grâce à vous, et les bas étaient éphémères, encore grâce à vous. D'ailleurs, que me reste-il? Des souvenirs de bonheurs inexprimables, et rien d'autre. Chaque moment de ma vie, vous avez répondu présents, à chaque bonheur, à chaque peine. Vous m'avez donné la force de changer, de me lever tous les matins, vous m'avez rendue meilleure. Vous seuls aviez le pouvoir de changer mon humeur en un clin d'½il, de mauvais poil à extrêmement heureuse. Jamais je ne l'oublierais, jamais ces moments ne s'effaceront dans mon esprit car vous m'avez construite, vous m'avez aidée, vous m'avez aimée. Que puis-je vous dire, en ces derniers temps, à part MERCI? Comment vous expliquer cet intense bonheur mêlé à cette terrible tristesse? C'était si facile de jouer à l'autruche pendant ces derniers mois, mais maintenant c'est impossible. Impossible parce que on a eu notre bac et parce que avoir ce diplôme tant attendu signifie surtout le départ. Oui, chacun va de son côté, se fera une nouvelle vie, de nouveaux amis, de nouvelles joies. Pourtant j'arrive pas à l'imaginer, je peux pas. C'est trop dur d'essayer d'imaginer que ces merveilleux moments pourraient être aussi intense avec ces visages flous. Je sais pas, je sais vraiment pas comment m'exprimer. Je crois qu'à cet instant je ne suis pas dans mon état normal. C'est pas dans mes habitudes de dépiter,mais je commence à me prendre de la réalité plein la gueule, et...ouais ça fait mal. Dès que je me retrouve seule ça va plus, je vous regarde, puis je regarde les photos, j'ai les souvenirs et tout ça suivi de projections du futur, de chacun de vos départs. Putain... Je sais très bien que tout changera, rien ne restera comme maintenant. Mais je refuse d'être fataliste et me dire que de toutes façons on restera pas amis et patati et patata. Je préfère être naïve et pleine d'espoirs quitte à être déçue. Je veux essayer de ne pas vous perdre. Au moins, essayer. Pour l'instant, je ne sais pas quoi dire d'autre. J'en peux plus, j'en peux plus de visualiser tout ça. Je vais profiter au maximum de vous, avant que vous vous en alliez si loin de moi. Comment vous exprimer tout l'amour que vous m'inspirez? C'est trop grand, trop intense, trop profond, vous l'écrire ne serait pas grand-chose, vous le dire un million de fois ne suffirait même pas. J'espère juste que vous savez, que vous ressentez ce que j'éprouve pour vous.
« Il arrive qu'un ami s'en aille, qu'il vive si loin qu'on ne le rencontre plus jamais. Et pourtant, il fait partie de nous pour toujours... »
« L'amitié, un baume chéri, un sourire dans les sombres préoccupations, une lumière aimée une solitude, un refuge, un délice. »Au revoir